Un musée et des outils de développement pour la tapisserie d'Aubusson, Patrimoine culturel immatériel de l'humanité

Au XIXe siècle

Le 19e siècle est marqué par l’émergence de grandes manufactures, dirigées par des capitaines d’industrie, et présentant leurs plus belles réalisations aux expositions des produits de l’industrie puis aux expositions universelles.

La production de tapis et d’éléments de mobilier se développe. Des tapisseries d’usages variés sont produites mais leur décor n’a généralement que peu d’inventivité. La tapisserie murale devient plus rare, sans pour autant disparaître totalement.

La création de l’École nationale des Arts décoratifs en 1884 à Aubusson (l’une des trois premières écoles d’art en France à cette époque) marque un nouvel essor, avec des recherches de décors adaptés au goût de l’époque. Les directeurs se succèdent et des expérimentations décoratives et techniques intéressantes sont menées.

La production se caractérise par la réalisation d’ensembles richement ornés, destinés à la décoration intérieure. Les tapis, ras ou veloutés, sont souvent assortis de mobilier garni en tapisserie, de portières, de lambrequins, répondant ainsi aux nombreuses commandes privées et publiques. Les principales manufactures ayant participé à cet essor ont des noms aussi prestigieux que Braquenié, Hamot, Sallandrouze…

 

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maquette de tapisserie - portière

Portière aux pavots – carton de tapisserie – 3.65 x 1.84 m – manufacture Hamot (Aubusson) – Musée de la tapisserie d'Aubusson – cliché R. Godrant

Bergère - Ateliers de la Marche, époque Charles X, première moitié du XIXe siècle - Tapisserie de basse lisse, laine. 95,5 x 64,5 x 67 cm - musée de la tapisserie d'Aubusson - © Alexia Bonhomme

 

 

…XXe siècle