Les actus de la cité

2 ateliers, 3 rendez-vous en famille pendant les vacances de Noël

15.12.2016
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Deux ateliers jeune public, trois dates à ne pas manquer pendant les vacances de Noël.

Atelier Peau de licorne (5 à 10 ans)

Les enfants se plongent dans la fabuleuse œuvre d’art Peau de licorne de l’artiste Nicolas Buffe (Grand prix 2010 de la Cité de la tapisserie). Ils y découvrent une multitude de représentations illustrant une folle chasse à la licorne parsemée de personnages de bandes dessinées et de motifs décoratifs anciens. Une table tactile et un grand livre frise font découvrir la grande histoire de cette licorne et aussi comment elle a été fabriquée.

Un atelier de dessin permet aux enfants de créer leur propre Peau de licorne, à leur façon et en s'inspirant du travail de l’artiste.

Durée de l'activité : environ 1h30.

Atelier Verdures à feuilles de choux (5 à 10 ans)

Les enfants entrent dans le paysage mystérieux et fantastique d’une tapisserie à "feuilles de choux" du XVIe siècle. Griffon, dindon, loup, lion, renard, oiseaux, etc.,  se cachent ou apparaissent dans une énorme végétation à larges feuilles avec en arrière-plan, des paysages lointains et des villages. À la suite de cette découverte, les enfants sont invités à réaliser au sol un puzzle géant de la tapisserie.

Et plus encore, un atelier de dessin offre la possibilité de créer sa propre tapisserie à feuilles de choux avec, notamment, des animaux (réels et fantastiques) en décalcomanies.

Le grand journal La feuille de choux permet de continuer à la maison l’exploration des tapisseries de ce type et de faire de nouveaux jeux en lien avec elles.

Durée de l'activité : environ 1h30.

 

 

Infos pratiques

Ateliers Peau de licorne : dimanche 18 décembre 2016 et jeudi 22 décembre à 15h30. Réservation obligatoire (atelier limité à 12 enfants de 5 à 10 ans, les adultes accompagnant pouvant participer) au 05 55 66 66 66.

Atelier Verdures à feuilles de choux : mercredi 21 décembre 2016 à 15h30. Réservation obligatoire (atelier limité à 12 enfants de 5 à 10 ans, les adultes accompagnant pouvant participer) au 05 55 66 66 66.

Tarif des ateliers : 5 € par enfant, entrée au tarif réduit de 5 € pour les adultes accompagnants donnant accès à l'ensemble des espaces d'exposition.

À venir

Mario Prassinos

Du 20 Juillet 2017 au 29 Octobre 2017
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La Cité de la tapisserie est présente hors les murs, avec une exposition à l’Église du Château de Felletin (23) consacrée à l’artiste Mario Prassinos (1916-1985), en co-commissariat avec l’expert Catherine Prassinos et le conseiller artistique et scientifique Thierry Rye, du 20 juillet au 20 octobre 2017. Une exposition réalisée en partenariat avec Felletin Patrimoine Environnement. 

L'EXPOSITION

L’exposition présente une sélection d’une trentaine d’œuvres de l’artiste, selon deux axes privilégiés par les commissaires :

- Les portraits : Prétextats et Pèretextats

- Les « arbres », les « bouquets », ainsi que des « verdures » des dernières années de la production de l’artiste.

De nombreux prêts de grandes institutions permettent cette exposition Musée de Arnhem (Pays-Bas), Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine (Angers), Mobilier national, FRAC Limousin, l’Abbaye-école de Sorèze / Musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle(Tarn), Centre national des arts plastiques (donation Mario Prassinos) aux côtés de pièces provenant de collections privées. 

D’ici la fin de l’année 2017 sera publié le catalogue raisonné de l’œuvre tissé de Mario Prassinos incluant également d’autres incursions de l’artiste dans le domaine des Arts décoratifs, en particulier la céramique.

L'ŒUVRE ORNÉE DE MARIO PRASSINOS

Mario Prassinos a dès le début de sa carrière artistique exploré les techniques à sa portée, peinture dessin gravure sculpture tapisserie, allant simultanément de l’une à l’autre, toutes se nourrissant les unes des autres.

Ainsi les Arts décoratifs ont tenu une grande place dans l’œuvre de Mario Prassinos, décoration de vases et de plats, (Manufacture de Sèvres, Cité de la Céramique), de reliures de couvertures, (Collection Bonet-Prassinos, Éditions Gallimard), de décors et costumes de théâtre et d’opéras.

Les grandes fresques murales d’Aubusson, Aix en Provence, Nancy, Sisteron, Toulouse, des murs ornés de peinture, de céramique ou de mosaïque de couleurs vives, sont esthétiquement et formellement très proches des tapisseries de Mario Prassinos. Les préoccupations de l’artiste restent les mêmes, les murs de laine deviennent des murs de pierre.

Dans « Le petit traité du carton de tapisserie » écrit en 1967 Mario Prassinos dit : « Destinée à des lieux précis, à des fonctions architecturales la grande tapisserie fait penser au théâtre. Ce n’est pas par caprice que certaines de mes grandes tapisseries portent le nom de tragédies de Shakespeare.

En 1963, à la Scala de Milan, « Macbetto » de Verdi monté par Jean Vilar fut représenté devant une énorme reproduction de la tapisserie « Macbeth » tissée des années auparavant. »

Picasso qui a dit en visitant en 1938 la première exposition personnelle de Mario Prassinos : « Bravo, c’est très joli ! », compliment qui a troublé le jeune peintre dont les peintures représentaient des monstres grimaçant en train de s’entre tuer, trouvait de même très « jolies » les sculptures « nègres » qu’il allait voir à la même époque au musée d’Art Ethnographique, qui étaient bien qu’effrayantes et menaçantes souvent gracieuses et belles. Picasso avait raison si il y a dans l’œuvre multiforme de Mario Prassinos du tragique et du spectaculaire, il y a aussi un goût de l’ornement, une élégance une virtuosité naturelle.

En 1985 son œuvre ultime, onze grandes peintures d’arbres qui ornent une chapelle à Saint Rémy de Provence ont été conçues par l’artiste comme un décor, l’éclairage modulable permettait d’en accentuer l’aspect théâtral de le transformer en une forêt inquiétante ou au contraire en un parc accueillant.

MARIO PRASSINOS, PEINTRE-CARTONNIER

En tant qu’artiste de la tapisserie, Mario Prassinos appartient au mouvement des peintres cartonniers dans la deuxième moitié du XXe siècle.

La première tapisserie de Mario Prassinos remonte à 1952. C’est Jean Lurçat qui l’initie à la technique du carton numéroté, technique qui séduit Mario Prassinos en ce qu’elle impose la création d’une image mentale colorée préalable à l’exécution du carton par les lissiers. Cette pratique est à l’opposé de celle de la peinture, travail solitaire, et dans son cas très différent stylistiquement de la tapisserie. Il a compris qu’il fallait trouver un langage adapté à la laine et aux tapisseries de très grands formats. Si l’on retrouve dans ses préoccupations esthétiques des similitudes entre tapisserie et gravure, il en existe peu entre tapisserie, peinture et dessin, sauf dans le cas de tapisseries de haute lisse qui ont été tissées d’après des encres de Chine sur papier ou des huiles sur papier.

Prassinos expose en 1953 ses premières tapisseries chez Gallimard. Il fournira plus de 150 cartons pour les ateliers Goubely-Gatien à Aubusson et pour le Mobilier national une dizaine de tapisseries monumentales sur les thèmes de Shakespeare, de la Colline, de l’Arbre, du Suaire. De 1952 à 1975, il expose régulièrement ses tapisseries à la galerie La Demeure à Paris et de 1964 à 1973 à la galerie Colette Ryter à Zurich. Son œuvre tissé sera récompensé du Grand Prix de la Triennale de Milan en 1957 et de celui de l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958.

Catherine Prassinos, Paris ADAGP 2017

Infos pratiques

"Mario Prassinos", une exposition de la Cité internationale de la tapisserie, en co-commissariat avec Catherine Prassinos et Thierry Rye, en partenariat avec Felletin Patrimoine Environnement.

Église du Château de Felletin, 20 juillet au 29 octobre 2017.

Billet jumelé avec les expositions de la Cité internationale de la tapisserie : 9,50 €.

Les actus de la cité

Tombée de métier : la Tapisserie du Centenaire

24.06.2017
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Pietà for Wold War I, Tapisserie du Centenaire de la Première Guerre mondiale, est tombée du métier. Retour sur un dévoilement poignant.

Le tissage de la tapisserie destinée à l’Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf (68)  pour commémorer le Centenaire de la Première Guerre mondiale, Pieta for World War I, d’après l’artiste allemand et pionnier du Pop Art Thomas Bayrle est terminé. Ce projet lancé en partenariat avec la Mission du Centenaire 14-18 et le Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf sera présenté au sein de l’Historial à partir du 11 novembre 2017. La maquette de tapisserie créée par Thomas Bayrle a été acquise par la Cité de la tapisserie grâce au soutien du Groupe Würth. La tapisserie de 21 m2, réalisée par l’Atelier Patrick Guillot, met en œuvre différentes techniques et matières pour créer l’illusion d’optique : coton, laine, soie, rayonne, viscose, jusqu’aux fibres de polyester texturé, éprouvées pour le prototype de tapisserie d’extérieur, pour créer le blanc des yeux de la Pieta.

Elle est « tombée du métier » le 9 juin 2017, après des mois de tissage au sein de l’atelier mis à disposition des lissiers de l'Atelier Patrick Guillot par la Cité de la tapisserie pour cette commande de grande envergure. Les visiteurs de la Cité de la tapisserie ont été nombreux à pouvoir suivre l’évolution du tissage au fil des visites d’atelier organisées par la Cité. Le dévoilement de cette pièce monumentale tout juste tombée du métier à tisser, s'est déroulé en présence de l'artiste Thomas Bayrle, de Jean Klinkert, président du Comité du Monument national du Hartmannswillerkopf, de Quentin Tissot, représentant de la Mission du Centenaire 14-18, de Camille Zvenigorodsky, directrice adjointe de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, de Jean-Jacques Lozach et Valérie Simonet, coprésidents de la Cité de la tapisserie. L'artiste a souligné l'importance de cette œuvre à ses yeux, conçue comme une excuse collective pour les victimes de la Première Guerre mondiale : la multitude de crânes qui esquissent la silhouette de la Pietà soutenant son fils représentant autant de pères, de frères, de maris et de fils morts inutilement sur champ de bataille. Dès la fin du travail de finitions, la tapisserie rejoindra l'Historial franco-allemand, un lieu "conçu pour rappeler l'histoire aux générations futures", expliquait Jean Klinkert. Une œuvre symbole du "plus jamais ça" et de l'amitié franco-allemande. 

La tapisserie sera visible à l'Historial pendant sa période d'ouverture, d'avril à novembre. Elle est destinée à voyager dans d'autres sites commémoratifs.

Elle retrouvera Aubusson, son lieu de production, de février à avril 2018.

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Création contemporaine: la Cité acquiert une maquette de El Seed

24.06.2017
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Au-delà de son travail autour des appels à projets de tapisseries contemporaines, la Cité de la tapisserie œuvre pour la création en tapisserie d’Aubusson et ainsi soutenir sa filière économique à travers des projets spécifiques, en partenariat avec des artistes, des architectes, des galeries, des studios ou d’autres institutions. La Cité de la tapisserie vient de faire l'acquisition d'une toile de l'artiste, graffeur et calligraphe eL Seed, destinée à devenir un tissage d'exception.

Parmi ses missions de soutien économique et artistique à la filière tapisserie, la Cité de la tapisserie a engagé une action de prospection vers les Emirats Arabes Unis en 2016, avec le recrutement d’un Volontaire International en Entreprise chargé de nouer un important réseau de contacts pour comprendre quels artistes intéressant les E.A.U. pourraient être susceptibles d’être tissés.

Après un an de mission, plusieurs projets sont en cours de concrétisation, qui vont notamment permettre une présence de la tapisserie d’Aubusson dans des lieux prestigieux des Émirats Arabes Unis. 

Un projet a particulièrement retenu l’attention de la Cité de la tapisserie pour intégrer sa collection publique « musée de France ». Il s’agit d’une maquette proposée par l’artiste franco-tunisien eL Seed, installé à Dubaï. 

En premier lieu, la Cité de la tapisserie a souhaité acquérir une maquette de cet artiste et en faire réaliser un tissage dans le cadre du Fonds régional pour la création de tapisseries contemporaines. 

Ce projet, tout à fait représentatif de la nouvelle démarche engagée pour développer des commandes de tapisseries depuis les Émirats, est ainsi initié par une œuvre exemplaire de la création de ponts entre le métier d’art français et l’expression contemporaine d’un artiste du monde musulman, dans la lignée de la labellisation Unesco. 

De plus, le travail d’eL Seed s’inscrit dans une démarche d’art mural prometteuse dans la perspective d’un futur investissement de cet artiste dans la tapisserie.

Souhaitant une forte référence de ses futures tapisseries à la tradition française, il a réalisé une première maquette en calligraphiant une phrase fétiche de Jean Lurçat : « C’est l’aube d’un monde nouveau, un monde où l’homme ne sera plus un loup pour l’homme », gravée sur son épée d’académicien. Présenté par le Volontaire International en Entreprise mandaté par la Cité de la tapisserie lors d’une rencontre avec les dirigeants de l’Institut du Monde Arabe, ce projet a reçu un soutien et des encouragements écrits de la part de Jack Lang, président de l’IMA. 

L’huile sur toile C’est l’aube est destinée à devenir un tissage de 2,50 m x 2,50 m.

Né en banlieue parisienne en 1981, eL Seed est remarqué dès la fin des années 1990 pour son travail en street art. En 2004, il découvre la calligraphie arabe et développe ensuite une expression mêlant sa pratique du graffiti et une technique de plus en plus maîtrisée de la calligraphie. Artiste revendiquant la tolérance et l’amitié entre les peuples, son oeuvre anamorphique à l’échelle d’un quartier copte du Caire illustre cette démarche humaniste. Ses calligraphies reprennent des versets du Coran, des déclarations de personnages illustres. Il vit et travaille aux Émirats Arabes Unis.

Dossier de presse - saison 2017

15.06.2017
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La Cité internationale de la tapisserie - Présentation 2017

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Les actus de la cité

Deux nouvelles créations rejoignent le Fonds contemporain

16.05.2017
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La Cité de la tapisserie œuvre pour la création en tapisserie d'Aubusson à travers des projets spécifiques, en partenariat avec des artistes, des architectes, des galeries, des studios ou d'autres institutions, ainsi qu'à travers des appels à projets de tapisseries contemporaines, permettant d'alimenter le Fonds contemporain de la Cité de la tapisserie.

Les tissages des Nouvelles Verdures d'Aubusson d'après Goliath Dyèvre et Quentin Vaulot et de La famille dans la joyeuse verdure d'après Leo Chiachio et Daniel Giannone, respectivement premier et deuxième prix de l'appel à création 2013 de la Cité de la tapisserie, consacré à cette thématique traditionnelle de la tapisserie, sont terminés. Lauréats du Grand Prix 2013 avec un projet de tenture en cinq pièces, Quentin Vaulot et Goliath Dyèvre ont adopté une démarche science-fictionnelle pour souligner que les verdures d’Aubusson sont un patrimoine en mutation. Leur travail est un ensemble présentés comme l’aboutissement d’une enquête biologico-policière, chaque pièce développant un protocole de manipulation génétique mis en exergue par des éléments en porcelaine, où des verdures anciennes semblent revivre de manière contemporaine.

Le duo d'artistes argentins Leo Chiachio et Daniel Giannone avait obtenu le deuxième prix en 2013 pour un projet de tapisserie monumentale (3m x 5m), une peinture jubilatoire inspirée de l’imaginaire latino-américain – notamment guarani – représentant les deux hommes assis au cœur d'une jungle luxuriante fourmillant de détails à la fois réalistes et oniriques, naturels et issus d'objets de consommation du monde moderne.  

Les deux créations contemporaines seront visibles dans les espaces d'exposition de la Cité de la tapisserie dès le 19 mai 2017. Les Nouvelles Verdures d'Aubusson, d'après Goliath Dyèvre et Quentin Vaulot (un tissage Atelier de la Lune, Aubusson, incorporant des pièces en porcelaine réalisées par l'Atelier Charly Bonneau) et La famille dans la joyeuse verdure d'après Leo Chiachio et Daniel Giannone (tissage atelier A2, Aubusson), seront dévoilées au public le 18 mai à 18 h, en présence des artistes et des ateliers ayant réalisé les tissages.

 

Infos pratiques

Dévoilement officiel le jeudi 18 mai à 18h.

Expo en cours

Hors les murs : 7 ans de création en Aubusson

Du 24 Juin 2017 au 18 Septembre 2017
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Cet été, la Cité internationale de la tapisserie réinvestit les salles de l’ancien musée départemental de la tapisserie au sein du Centre culturel et artistique Jean-Lurçat à Aubusson pour présenter pour la première fois une rétrospective de l’ensemble des pièces de son Fonds contemporain.

Le visiteur peut y admirer les tissages contemporains réalisés dans le cadre des appels à création annuels de la Cité de la tapisserie, depuis 2010 jusqu’aux pièces les plus récentes, dont une œuvre très attendue, dévoilée en mai 2017 après deux ans de tissage : La famille dans la joyeuse verdure, d’après le duo d’artistes argentins Leo Chiachio et Daniel Giannone (2e prix 2013 de la création à la Cité de la tapisserie), tout comme le Grand Prix 2013 décroché par Goliath Dyèvre et Quentin Vaulot pour leur série de cinq tapisseries Nouvelles Verdures d’Aubusson.

Cette rétrospective offre un panorama de la variété des usages et une vision de la grande contemporanéité de la tapisserie d’Aubusson, qui, depuis le XVe siècle, reste toujours en phase avec l’esprit créatif de son temps, depuis l’œuvre mixed media de Pascal Haudressy, If (Grand Prix de la Cité de la tapisserie en 2014), mêlant tapisserie, sculpture et projection vidéo, au Grand Prix de l’appel à création consacré au « Mobilier design » en 2012 (Confluentia de Bina Baitel), en passant par l’installation en volume de Cécile Le Talec, Panoramique polyphonique (Grand Prix en 2011) ou l’hybride de portière et de tapis Toute Personne 2  (Vincent Bécheau et Marie-Laure Bourgeois, 3e prix 2012).

L’ensemble des tissages déjà « tombés du métier » y est présenté, ainsi que les maquettes primées dont la réalisation débutera dans les prochains mois, comme Lucite, le trompe-l’œil de la jeune artiste Eva Nielsen (Grand Prix 2016), ou encore les pièces de mode et d’accessoires issus de l’appel à création consacré à cette thématique en 2015 et dont le blouson de la créatrice Christine Phung avait obtenu le Grand Prix, sera tissé par l’Atelier Catherine Bernet à Felletin. 

Depuis le lancement de l’appel à création en 2010, treize tissages sur vingt-quatre projets primés ont déjà rejoint la collection « Musée de France » de la Cité de la tapisserie au sein du Fonds contemporain.

Une vision de la tapisserie contemporaine, à découvrir jusqu'au 18 septembre.

Infos pratiques

"7 ans de création en Aubusson", une rétrospective du Fonds contemporain de la Cité internationale de la tapisserie, Centre culturel et artistique Jean-Lurçat, Aubusson.

Ouvert tous les jours de 9h30 à 12h et de 14h à 18h sauf le mardi (fermeture hebdomadaire).

Billet donnant accès au parcours permanent de la Cité de la tapisserie et à l'exposition temporaire au CCAJL : Plein tarif 8 €, tarif réduit 5,50 €.

À venir

Aubusson tisse Tolkien : les coulisses du projet

Du 01 Juillet 2017 au 18 Septembre 2017
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Dès cet été, le projet monumental en partenariat avec le Tolkien Estate investit la plateforme de création de la Cité.

La Cité internationale de la tapisserie a signé une convention avec le Tolkien Estate pour la réalisation en quatre ans à Aubusson d’une série exclusive de treize tapisseries et un tapis tissés à partir de l’œuvre graphique originale de J. R. R. Tolkien (1892-1973).  

Un tel projet de mise en valeur de ce pan majeur du travail de l’auteur est inédit. C'est également très innovant dans le monde de la tapisserie, car il s'agit-là de réaliser une tenture narrative qui se placera parmi les plus célèbres du monde, tirée de la plus grande saga littéraire du XXe siècle, alors que ce lien entre la tapisserie et la littérature semble s'être perdu dès la fin du XVIIIe siècle.

La première étape de ce projet au long court consiste à réaliser les cartons de tapisserie à partir des œuvres choisies en concertation avec la famille Tolkien. L'adaptation de ces 14 aquarelles pour la réalisation de tapisseries monumentales représente un véritable défi.

Le 30 juin prochain, la Cité internationale de la tapisserie inaugurera la plateforme de création investie par la cartonnière chargée de la réalisation de l'ensemble des cartons des tissages. Du 1er juillet au 18 septembre, les visiteurs pourront ainsi y découvrir un atelier de cartonnier et comprendre le "making-off" de ce projet tissé monumental.

La préparation du carton, qui fournit au lissier un guide précis et détaillé pour le tissage, est en effet un travail essentiel, d'autant plus complexe qu'il s'agit de créer une tenture, un ensemble de plusieurs tapisseries : interprétation textile, choix de la gamme chromatique, tracés et annotations techniques... Le premier carton à l’échelle de la tapisserie finale, en cours de réalisation, évoluera sous les yeux du public au cours de l'été.

En vis à vis, la maquette correspondant au premier carton ainsi que les treize autres illustrations destinées à être tissées seront dévoilées au public, qui pourra, à travers ce projet, se plonger dans l’univers de la Terre du Milieu et les passages du Hobbit et du Seigneur des Anneaux illustrés par les quatorze œuvres graphiques, faisant ainsi le lien entre J. R. R. Tolkien écrivain et J. R. R. Tolkien artiste.

Expo en cours

Parcours permanent : nouveautés 2017

Du 01 Mai 2017 au 31 Décembre 2017
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Moins d'un an après son inauguration, la Cité internationale de la tapisserie renouvelle son parcours permanent, entre acquisitions récentes, restaurations d'œuvres et prêts d'exception.

Les Mains d'Aubusson

La section consacrée aux savoir-faire de la tapisserie d'Aubusson, tels que reconnus par l'UNESCO au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité, propose un nouveau triptyque permettant de saisir le processus de création d'une tapisserie, de la maquette de l'artiste à l'œuvre tissée en passant par le "carton" à l'échelle de la tapisserie finale qui guide le lissier pendant le tissage : un ensemble de l'artiste Régine Graille tiré de sa série des jardins datant des années 1980, conclu par la tapisserie Jardin blanc (prêt de l'artiste).

Une maquette de fauteuil de René Crevel est à présent mise en regard avec deux fauteuils tissés, réalisés à partir de maquettes de ce même artiste et déposés à la Cité internationale de la tapisserie par le musée des Arts décoratifs (don de M. et Mme Lombardini).

La Nef des tentures

Construite autour de décors inspirés du théâtre, la proposition muséographique de la Nef des tentures recontextualise les tapisseries dans leur époque de création au fil des six siècles d'histoire de la tapisserie à Aubusson, rendant possible une grande variation des œuvres tout en conservant le propos du parcours. Avec ses 600 m2 et ses 7 m de hauteur, la Nef met en avant plusieurs acquisitions récentes, des prêts ou des œuvres issues des collections : une pièce monumentale du tout début du XVIIe siècle, Les Chasses princières, est mise en regard d'une gravure de Stradanus (1523-1605) dont est tirée l'une des deux scènes qui composent la tapisserie. Cette tapisserie exceptionnelle a été récemment offerte par un couple d'origine creusoise. Une nouvelle Verdure à feuille de choux, prêt de la famille Helffer, extrêmement riche sur le plan ornemental, présente la particularité de mettre en avant une figure de cheval, peu commune dans ce type de verdure. 

Pour la période du XIXe siècle, est présentée une grande portière, tissée d'or et d'argent et aux couleurs particulièrement préservées. Cette pièce exceptionnelle appartient aux "Magasins des fêtes" du Mobilier national.

La période Art Déco s'est enrichie d'une tapisserie de 1925, Le Château de Cordès, acquise grâce au soutien de Nicole de Pazzis-Chevalier et Dominique Chevalier. Elle est associée à sa maquette gouachée et à la maquette en trois dimensions du stand (un diorama) de la manufacture Coupé où elle fut présentée pour l'Exposition internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris. La manufacture y avait obtenu un Grand Prix du jury.

Parmi d'autres nouveautés encore, et toujours dans l'objectif du projet scientifique et culturel de valoriser la technique et les savoir-faire de la tapisserie, l'une des premières tapisseries mises au point par Jean Lurçat, Les Lacs, est présentée accompagnée de son carton gouaché et de son calque, tout juste restaurés, permettant ainsi de saisir les débuts de l'écriture de Lurçat pour la tapisserie : une période de deux ans et demi où Lurçat a appris, au sein de l'École nationale d'Art décoratif d'Aubusson, comment faire une tapisserie de basse lisse et tracer son carton.

Les tapisseries de peintres, grand mouvement du XXe siècle aux côtés de celui des peintres cartonniers avec Jean Lurçat, devrait connaître un ajout significatif vers le début de l'été, avec une acquisition de grande importance. En attendant la révélation, le visteur pourra appécier notamment la deuxième pièce de Le Corbusier figurant à l'inventaire des collections de la Cité de la tapisserie : Les dés sont jetés. Enfin, le visiteur découvrira le travail de Léon Gischia, peintre abstrait de "la nouvelle école de Paris", avec son Soleil vert.